Bellatores et Laboratores


Les communes, sous l'impulsion des pouvoirs monarchiques pour contrer la puissance des grands nobles, se multiplient durant le XIIième siècle. Non soumises aux nobles, ces villes se doivent cependant de se défendre. Les milices bourgeoises, qui existaient déjà auparavant à l'état embryonnaire dans les villes seigneuriales (guet), prennent une vraie ampleur et la levée des milices en cas de crise grave, acte rare mais éventuellement possible en cas de réelle nécessité, est une extrémité déjà effectuée par les rois. Louis VI et Philippe Auguste y ont eu recours pour repousser les Germains, notamment à Bouvines (1214) comme Charles Martel avant eux pour repousser les Sarrasins. L'économie du pays y ayant recours est affaiblie lors de la levée (nombre de bourgeois sont absents) et peu efficace. La cavalerie lourde décide en effet du sort des batailles et, bien souvent, les nobles ne savent utiliser les piétons convenablement ; les pertes sont donc lourdes chez eux.
Au demeurant, les milices restent une puissance montante et elles ont su défaire l'armée allemande lors de certains épisodes de la querelle des Investitures entre les Papes et les Empereurs du Saint Empire.


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